Culture des céréales : mieux connaître le blé et l’orge pour mieux agir

Les céréales font partie des espèces les plus cultivées au monde : le riz en Chine, le maïs en Amérique du Sud, le blé et l’orge en Europe. En France, les céréales couvrent, en moyenne, plus de 7,5 Mha dont 5 Mha dédiés au blé tendre, 300 000 ha au blé dur et 1,8 Mha aux orges, essentiellement des orges d’hiver. Tout au long de leur développement, ces cultures doivent faire face à de nombreux ennemis : champignons vecteurs de maladies, insectes ravageurs, adventices ou mauvaises herbes... Autant d’aléas qui, s’ils sont mal, ou pas contrôlés, impactent le potentiel de la récolte, parfois très lourdement. La mise en place d’une protection adaptée reste donc essentielle. Celle-ci englobe de plus en plus des stratégies combinatoires associant l’agronomie , la génétique et la chimie.

Blé d'hiver

La culture du blé

Le blé est l’espèce la plus cultivée en France. De par sa large palette de variétés, cette céréale s’adapte à toutes les conditions pédoclimatiques, dans toutes les régions du territoire. À chaque usage, un choix variétal adapté. Si les variétés de blé tendre sont avant tout destinées à la meunerie pour la production de farine et donc de pains, de biscuits, de pâtisseries ou de viennoiseries, le blé dur, concassé en semoule, sert quant à lui principalement à fabriquer des pâtes. Le cycle de développement d’une céréale diffère selon l’époque à laquelle elle est semée. Les cultures d’hiver, semées à l’automne, et les cultures de printemps, semées au début de printemps, ne subiront donc pas les mêmes attaques de ravageurs ou de maladies. Les stratégies de luttent doivent être adaptées.

 

Blé tendre, blé dur : quelles différences ?

Si le blé tendre est cultivé dans toutes les régions du territoire, le blé dur se cantonne pour sa part aux régions les plus chaudes. Initialement implanté dans le sud-est, le blé dur voit sa zone de production progressivement remonter plus au nord et plus à l’ouest. Variétés différentes, débouchés différents, blé tendre et blé dur subissent également une pression de ravageurs et de maladies distincte. Le blé dur est par exemple plus sensible aux maladies tardives comme les rouilles. D’où des stratégies insecticides et fongicides à raisonner au cas par cas, en fonction de la pression de l’année.

 

Le blé tendre

La date et la densité de semis du blé tendre sont à adapter à chaque variété, à chaque région. Lors du choix de la variété, deux critères agronomiques sont à regarder en fonction du contexte pédoclimatique : la précocité à la montaison et la précocité à l’épiaison. Bien entendu, le choix variétal doit également tenir compte de la résistance aux maladies, au froid, à la sécheresse et de la qualité intrinsèque de la variété pour un débouché donné. Car produire c’est avant tout répondre à un marché avec des critères qualitatifs exigés (taux de protéines, PS...). Comme pour toutes céréales, l’enjeu, avec le blé tendre, c’est de réussir l’implantation : une culture robuste et bien installée avant l’hiver résistera mieux aux attaques de ravageurs et aux pressions maladies futures.

La date de semis sera importante pour établir le potentiel de rendement, mais peut aussi avoir des conséquences sur un salissement plus important, des attaques d’insectes (cicadelles, pucerons…) ainsi que des maladies plus présentes (rouille jaune, septoriose)

 

Le blé dur

Les variétés de blé dur se conduisent différemment de celles de blé tendre. Le blé dur est une espèce plus sensible à certains stress comme le froid, le manque ou l’excès d’eau. Cette céréale supporte également des dates de semis plus tardives : une stratégie propice à réduire la pression de certaines adventices. Côté maladies, le blé dur est plus sensible aux rouilles mais moins à la septoriose. La protection fongicide doit être adaptée notamment pour protéger les épis et limiter les risques de perte de qualité à la récolte.

 

Les différents stades du blé

Du semis à la récolte, les blés passent par différents stades. Dès l’implantation, les stades précoces de pré émergeance, et stade 1 feuille seront cruciaux pour réussir un désherbage d’automne efficace contre les graminées (vulpins et ray grass notamment) . Après une phase de repos végétatif pendant l’hiver, la sortie d’hiver sera un autre stade clé pour les désherbages à base de produit foliaire. Ensuite, le stade « épi 1 cm » marque le passage entre la phase de tallage et celle de montaison : une étape clé où les céréales sont particulièrement sensibles aux accidents climatiques. Le repérer permet de raisonner bon nombre d’interventions comme le deuxième apport d’azote, l’application d’un régulateur de croissance ou d’un herbicide de rattrapage si besoin. Autre stade important, la montaison (1er et 2e noeud) qui marque le début de la protection foliaire contre les maladies du blé. C’est en effet à ce stade que vont s’élaborer les dernières feuilles des céréales. Ces 3 dernières feuilles sont celles qui contribuent à élaborer une grande partie du rendement. Il convient donc de les préserver en bon état de fonctionnement au maximum. Enfin, la floraison sera le stade clé d’entrée des champignons dans le grain (fusarium mais aussi ergot).

Stades de développements du blé

Comment s’élabore le rendement du blé ?

Le rendement des blés résulte de la combinaison de plusieurs composantes : la densité de plantes, le tallage, la fertilité des épis et leur remplissage, quantifié via le PMG, le poids de mille grains. Chacune de ses étapes s’élabore au cours d’une phase différente du cycle de la culture. Si le climat, et notamment la pluviométrie, influence le bon déroulement du cycle, le type de sol, la fertilisation, la conduite culturale... jouent également un rôle capital. À commencer par la stratégie de protection du blé pour maîtriser ravageurs, maladies et adventices : autant d’aléas qui peuvent impacter le rendement. Quand toutes les conditions optimales sont rassemblées, les rendements en blé peuvent dépasser les 100 q/ha. En moyenne, en France, le rendement du blé tendre avoisine les 72 q/ha avec de fortes disparités selon les années et les régions. Le record du monde en blé a été établi par monsieur Eric Watson en Nouvelle Zélande en 2020 à 173.98 q/ha.

 


La culture de l’orge

En France, les orges sont implantées sur près d’1,9 Mha, pour deux débouchés principaux : l’alimentation animale (8 Mt) et la malterie-brasserie (3 Mt). Les orges d’hiver, semées à l’automne, restent les plus représentées, même si la sole dédiée aux orges de printemps tend à augmenter. Plus de la moitié des volumes produits sur le territoire est exportée. À chaque variété son débouché : des orges dites fourragères pour le marché de l’alimentation animale et des orges brassicoles à destination des malteurs. Comparée au blé, l’orge a un rythme de développement plus rapide mais reste quand même la cible de ravageurs, maladies et/ou adventices. Pour préserver le potentiel des récoltes, une protection adaptée est indispensable.

 

L’orge d’hiver

Semées en octobre et récoltées fin juin, les orges d’hiver sont les plus représentées sur le territoire. Leur production est avant tout destinée à l’alimentation animale. Comme toutes céréales, elles doivent faire face aux attaques de maladies avec la particularité que celles-ci évoluent souvent très rapidement sur les orges d’hiver : d’où la nécessité d’intervenir tôt, dès le stade 1 nœud. Cette céréale est également la cible de pucerons à l’automne, vecteurs de la Jaunisse nanisante de l’orge (JNO ou Virus BYDV) ou de la maladie des pieds chétifs (virus WDV) transmis par les cicadelles. Certaines variétés sont tolérantes à la JNO ; mais à ce jour, aucune n’est tolérante à la maladie des pieds chétifs. L’observation régulière des parcelles, la mise en place d’alternatives agronomiques et le recours à des programmes insecticides, fongicides et herbicides adaptés constituent des stratégies efficaces pour préserver les rendements.

 

L’orge de printemps

Semée en fin d’hiver et récoltée en juillet, les variétés d’orge de printemps sont avant tout destinées au marché brassicole. Certaines variétés d’orges de printemps sont semées à la fin de l’automne. L’objectif : atteindre la maturité plus précocement et éviter les sécheresses et coups de chaud de fin de cycle. Mais attention aux risques de gel ! Les variétés de printemps y sont en effet plus sensibles. Quelle que soit la variété choisie, les conditions d’implantation sont primordiales. Le sol doit être parfaitement ressuyé et si possible, indemne d’adventices. Pour lutter contre ces adventices, certaines précautions seront aussi à prendre ; en effet l’orge de printemps semé à l’automne est bien plus sensible aux herbicides

 

Les différents stades de l’orge

Du semis à la récolte, les orges passent par différentes stades clés pour la constitution et l’installation du rendement. La phase dite de « construction » débute dès l'apparition du premier nœud et s'achève avec la floraison. Durant cette période, les réserves se forment dans toutes les composantes du rendement : dans les feuilles, les racines profondes, les fleurons fertiles et la tige. La floraison peut commencer juste avant l'émergence des épis. C'est au cours de cette période que les composantes du rendement, et notamment la quantité de grains/m2 et le poids des grains sont définies. Il est donc capital de préserver la santé des plantes, en luttant efficacement contre insectes et champignons vecteurs de maladies. Limiter la concurrence des adventices reste aussi une priorité.

Stades de développement de l'orge

Auxiliaires, pièges, insecticides... les solutions pour protéger les céréales des ravageurs

Durant tout leur cycle, les céréales attirent de nombreux ravageurs à commencer par les cicadelles et les pucerons. Préjudiciables pour les rendements, ces insectes doivent faire l’objet d’une observation régulière, de comptages précis et d’une lutte raisonnée. L’enjeu : préserver le potentiel, la faune auxiliaire et l’environnement. Entre pièges connectés, réseaux d’observation, insectes auxiliaires et insecticides respectueux des équilibres naturels, les solutions de protection des céréales sont multiples. 

 

Les ravageurs des céréales

À l’automne ou au printemps, les pucerons et les cicadelles sont les principaux ravageurs des céréales. L’impact sur le rendement peut atteindre 20 q/ha. Une identification des espèces présentes et une bonne connaissance de la biologie des insectes permettent d’ajuster la lutte, au bon moment avec le bon produit. Pour suivre l’évolution des populations dans les parcelles, la pose de pièges pour ces ravageurs, comme le piège connecté E-gleek, reste une aide précieuse. La stratégie de lutte doit tenir compte de la présence éventuelle d’insectes auxiliaires, grands consommateurs de pucerons.

 

La cicadelle des céréales

La cicadelle apprécie exclusivement les graminées : l’orge, l’avoine, les graminées adventices... et bien sûr le blé. En piquant la sève des plantes pour s’alimenter, ce ravageur transmet le virus des pieds chétifs, responsable de pertes de rendement pouvant dépasser les 20 q/ha. Les attaques de cicadelles aux stades précoces des céréales sont les plus dommageables. Au-delà du seuil de « 1 cicadelle par m2 », un traitement doit être envisagé.

Il est à noter qu’à ce jour, aucune variété tolérante à cet insecte n’existe sur le marché. Les sélectionneurs travaillent à l’obtenir.

 

Le puceron de l’épi

De la levée jusqu’au remplissage de l’épi, le blé tendre peut héberger différentes espèces de pucerons. Parmi les plus redoutés : le Sitobion avenae, le puceron des épis qui sévit au printemps. En cas de forte infestation, les pertes de rendement du blé peuvent atteindre 30 q/ha. Par prélèvement de sève dans l’épi, ce ravageur pénalise les poids de mille grains. Parmi les moyens de lutte, une intervention insecticide : à ne déclencher que si le seuil de traitement, 1 épi sur 2 colonisé par au moins 1 puceron, est dépassé.

 

Le puceron, vecteur de la jaunisse nanisante de l’orge

En piquant les feuilles de blé et d’orge pour se nourrir, le puceron Rhopalosiphum padi prélève de la sève et, en échange, leur injecte des virus, vecteurs de la JNO, la jaunisse nanisante de l’orge, l’une des viroses les plus connues. Ce puceron est surtout présent à l’automne mais les symptômes, eux, apparaissent à la reprise de végétation, sous forme de décolorations des dernières feuilles : jaunissement pour l’orge, rougissement pour le blé. Les pertes peuvent atteindre 10 q/ha pour le blé et jusqu’à 30 q/ha pour l’orge. Les céréales sont sensibles aux attaques de pucerons du semis jusqu’au stade épi 1 cm. A ce jour, des variétés d’orges tolérantes à la JNO sont développées en France. Les pucerons peuvent coloniser ces variétés tolérantes, mais les pertes de rendement liées à la JNO sont négligeables par rapport à des variétés sensibles. Il est à noter qu’à ce jour aucune variété de blé n’est tolérante à la JNO.  Appliquer un traitement insecticide à base de Mavrik Smart est à envisager si le seuil de « 10 % de plantes portant au moins un puceron » est atteint ou si la présence de ces ravageurs est confirmée dix jours de suite.

 

Les insectes auxiliaires, des alliés de poids

Syrphes, chrysopes, coccinelles, carabes... autant d’insectes auxiliaires présents dans les parcelles de céréales. À quoi servent-ils ? À lutter efficacement contre les ravageurs. Les premiers jours de leur vie, les larves de cette faune auxiliaire se nourrissent principalement de pucerons. Une larve de syrphe peut consommer jusqu’à 400 pucerons par jour. Préserver ces insectes auxiliaires en utilisant des produits au profil écotoxicologique favorable participe à la mise en place d’une lutte raisonnée.

Pour en savoir plus sur les insectes auxiliaires :

 

Quels insecticides utiliser sur céréales ?

Une gestion responsable des pucerons ou des cicadelles sur céréales passe par l’utilisation de l’insecticide Mavrik Smart. Simple d’utilisation, d’une efficacité optimale, composé d’une molécule unique et robuste, il permet de gérer au mieux les résistances des ravageurs aux insecticides. Grâce à sa mention abeilles et à son profil neutre, il respecte les équilibres naturels tout en préservant la faune auxiliaire. La pose de pièges dans les parcelles aide à positionner le traitement au moment le plus opportun en repérant l’arrivée des populations de ravageurs.

Pour en savoir plus sur les solutions insecticides de protection des céréales :

 

Les insecticides avec la mention abeilles

Pour protéger les abeilles et autres insecticides pollinisateurs, les traitements insecticides sont interdits pendant toute la durée de floraison et de production d’exsudats. À l’exception des produits portant la mention abeilles. Cette dérogation permet d’utiliser ces spécialités, même durant ces périodes, en dehors toutefois de la présence d’abeilles dans la parcelle. La mention abeilles est accordée pour un usage : un produit, une culture, une dose, une cible.

 

Comment optimiser son traitement insecticide ?

La pose de pièges englués connectés permet de suivre, en direct et à distance, l’arrivée des ravageurs dans les parcelles des céréales. Une alerte, par SMS ou par mail, est envoyée quand le seuil de traitement est atteint. Cet outil participe à la gestion optimisée des traitements insecticides. Grâce à son profil neutre sur les insectes auxiliaires, une solution telle que Mavrik Smart participe à une gestion responsable des traitements insecticides.

Pour en savoir plus sur l’optimisation des traitements insecticides :

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Herbicides : lutter contre les adventices et les graminées des céréales

Présentes dans les champs, les mauvaises herbes ou adventices constituent de sérieuses concurrentes pour les blés et les orges. Une concurrence vis-à-vis de la lumière, de l’eau et des éléments minéraux. Une forte densité impacte non seulement le rendement des céréales mais peut aussi compliquer les chantiers de récolte et pénaliser la qualité de la moisson. Lutter contre les graminées et les dicotylédones est donc un impératif pour les agriculteurs. Principal objectif : cibler les adventices à un stade jeune car elles sont alors plus faciles à détruire. Deuxième objectif : limiter la concurrence précocément, car l’impact des adventices à l’automne empiètent déjà le potentiel de rendement. On peut estimer à une 10aine de quintaux la perte de rendement entre une intervention d’automne et une intervention de sortie d’hiver. Les programmes herbicides se raisonnent le plus souvent au sein de la rotation mais sur céréales, les spécialités polyvalentes sont nombreuses et efficaces. Une intervention précoce, en prélevée ou en post-levée précoce des céréales, donne de très bons résultats. Pour gagner en efficacité, il est intéressant de combiner ses stratégies herbicides à des techniques agronomiques. En effet, la nuisibilité des adventices (vulpins et ray-grass essentiellement) peut atteindre plus de 30 q/ha ; des stratégies automne, automne puis sortie hiver ou double automne sont à intégrer en fonction de la connaissance de la parcelle (infestation, résistance, …)

Pour en savoir plus sur la construction des programmes herbicides :

 

Lutter contre le ray-grass

Les ray-grass font partie des graminées adventices les plus nuisibles sur céréales. Leur présence, tout au long du cycle de nombreuses cultures, nécessite une gestion sur l’ensemble de la rotation et pas seulement dans les orges ou les blés. Une densité de 15 pieds de ray-grass/m2 suffit à nuire au rendement de la céréale. Sachant qu’un seul pied peut produire entre 1000 et 1500 graines, les infestations peuvent très vite se généraliser à l’ensemble de la parcelle. La stratégie de désherbage passe par le recours à des spécialités phytosanitaires polyvalentes, en prenant soin d’alterner les modes d’action au sein des programmes pour limiter le développement des résistances, en progression ces dernières années. L’herbicide Trinity, qui allie trois modes d’action différents et complémentaires, permet un bon contrôle du ray-grass. L’association de la chimie et de l’agronomie (faux semis, déchaumage précoce après la récolte...) donne de très bons résultats. Le pack Diamant associant Linati et Codix permet aussi d’obtenir de très bons résultats en associant 3 modes actions, un prix compétitif sur toutes parcelles, même drainées !

Une autre solution souple d’emploi de l’automne à la sortie d’hiver peut être utilisés sur blé comme sur orge : Constel. En l’utilisant en post levée des céréales, cette solution sera aussi possible sur sols drainés inférieurs à 45% d’argile.

Pour en savoir plus :

 

Lutter contre le vulpin des champs

Sur céréales, la présence de vulpin peut entrainer des pertes de rendement de 5 % dès que 25 pieds sont dénombrés au m2. La nuisibilité de cette adventice est l’une des plus impactantes sur le rendement des céréales. Pour lutter efficacement contre le vulpin des champs, les pratiques agronomiques doivent être associées aux solutions chimiques. La mise en place de rotations longues et l’introduction de cultures de printemps permettent de rompre le cycle du vulpin et facilitent sa destruction au sein de la parcelle. La lutte chimique s’appuie sur l’alternance des modes d’action des herbicides céréales pour limiter le développement des résistances. L’introduction de Merkur ou Periodi dans les programmes herbicides, sur adventices jeunes, à l’automne, assure une efficacité optimale du désherbage et ce, d’autant si l’application se fait sous une certaine humidité.

Pour en savoir plus :

 

Lutter contre les coquelicots

Reconnaissables à leur couleur rouge vif, les coquelicots abondent dans certaines parcelles de céréales, notamment dans les sols calcaires et argilo-calcaires. Un seul pied de coquelicot peut produire jusqu’à 130 000 graines et la durée de vie de celles-ci dans le sol atteint plusieurs années. La lutte chimique doit viser des coquelicots jeunes pour préserver le rendement de la culture en place, limiter la concurrence mais aussi pour réduire le stock de semences de ces adventices pour les cultures suivantes. Même si le coquelicot est rarement la principale cible des programmes de désherbage des céréales, l’enjeu est d’utiliser un produit polyvalent pour cibler l’ensemble des adventices présentes et ainsi, réduire le salissement global de la parcelle.  En intégrant un produit à base de pendiméthaline à l’automne pour gérer les graminées, cette matière active aura le deuxième avantage de gérer aussi le coquelicot, car la pendiméthaline ne lui résiste pas ; on retrouve la pendiméthaline dans Codix, Trinity et Merkur.

 

Lutter contre la matricaire

La matricaire fait partie des adventices à contrôler dans les parcelles de céréales. Pourquoi ? Tout simplement car un seul pied de matricaire peut produire jusqu’à 120 000 graines et une graine peut se conserver jusqu’à 20 ans dans le sol. Si rien n’est fait, l’infestation peut être considérable et impacter lourdement le rendement de la céréale en place, tels que le blé ou l’orge. Comme toute adventice, la gestion se raisonne au sein de la rotation en optant de préférence pour des herbicides polyvalents à large spectre. Des matricaires à un stade jeune seront plus faciles à éliminer. Les urées substituées sont très efficaces contre la matricaire. C’est un mode action unique peu utilisé dans les rotations ; le chlortoluron est le seul représentant de cette famille sur céréales; c’est le cas de Constel, Tablo 700 ou Trinity.

 

Lutter contre le pâturin annuel

Le pâturin annuel fait partie des adventices régulièrement rencontrées dans les parcelles de céréales. Cette mauvaise herbe germe dès que les conditions climatiques sont clémentes. Son cycle très rapide, de moins de trois mois, complique sa gestion par des leviers agronomiques comme le faux semis ou un déchaumage. Il est alors préférable d’opter pour une solution chimique, basée sur l’utilisation d’herbicides à large spectre. L’alternance des modes d’action au cours du cycle de la céréale mais aussi au sein de la rotation permettra de limiter l’apparition de résistances.

 

L’ergot, un fléau sanitaire.

L’ergot est un champignon qui affecte les graminées et/ ou les céréales. Ce champignon se développe dès l’automne dans le sol. L’ergot va ensuite développer des ascospores au printemps et va contaminer les adventices présentes lors de la floraison. L’ergot peut ensuite se disséminer aux céréales implantées.

L’ergot n’est pas nuisible pour le rendement, par contre, il est très nuisible pour la qualité de la récolte. En effet l’ergot produit des alcaloïdes toxiques pour l’homme et les animaux. Cette teneur en alcaloïde est très réglementée.

Pour lutter contre l’ergot, seuls les moyens de prévention sont possibles. En effet, à ce jour, aucun traitement fongicide n’a montré une efficacité suffisante pour lutter contre cette maladie. Les moyens efficaces sont le labour ainsi que le contrôle des vulpins et des ray-grass. En effet, limiter la présence d’adventices limite drastiquement la propagation du champignon.

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Se protéger contre les maladies des céréales : traitements fongicides et insecticides

Le blé et l’orge, comme toutes les céréales, sont régulièrement la cible de maladies. Parmi les plus préjudiciables, la septoriose et les rouilles, jaune et brune. Pour limiter l’impact de ces maladies sur le rendement des céréales, le choix de variétés tolérantes est un critère crucial pour limiter l’importance des dégâts. Cependant cela ne garantit aucunement l’absence de symptômes et de dégâts, il sera donc important de surveiller les maladies par l’utilisation de modèles ou l’observation au champ. En effet, une fois que la maladie est présente, il est trop tard, la vigilance est donc de mise pour la gestion des maladies sur céréales. Ces programmes fongicides doivent être mis en place, en tenant compte de la pression de l’année et de l’évolution des résistances dans chaque région. Les fongicides polyvalents et/ou multisites ont le vent en poupe. Associés à des pratiques agronomiques adaptées, les programmes fongicides donnent de très bons résultats. Selon le risque maladies et la sensibilité variétale, la stratégie comptera de un à trois traitements.

 

Traiter la septoriose du blé

La septoriose, Septoria tritici, est présente dans tous les grands bassins céréaliers du territoire. Avec un impact sur le rendement allant de 15 à 50 q/ha ; même si certaines variétés présentent une tolérance à cette maladie, ces variétés ne sont pas absentes de symptômes et la septoriose reste la maladie la plus préjudiciable sur le blé tendre en France. L’enjeu de la protection fongicide : intervenir tôt, en préventif. Et de préférence, avec des fongicides multisites pour maîtriser la maladie et ralentir la progression des résistances, notamment celles liées aux fongicides de la famille des SDHI, les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase. En effet, la résistance aux triazoles et aux SDHI a progressé fortement en France mais aussi Outre Manche. En Angleterre ou Irlande, les SDHI ont déjà fortement baissé en efficacité au champ ; il est donc crucial de préserver ces modes d’action en France en alternant les modes d’action et en intégrant des multisites avec les applications.

Pour en savoir plus sur la septoriose :

 

Symptômes de la septoriose du blé

La septoriose se manifeste par l’apparition, sur les deux côtés des feuilles du blé tendre, de taches ovales ou rectangulaires, de couleur jaune ou brune, souvent bordées d’un halo jaune. Ces taches sont parsemées de points noirs appelés pycnides. Ce sont eux qui produisent les spores, disséminées lors d’épisodes pluvieux via les éclaboussures. Les spécialistes appellent ce phénome l’effet « splashing », responsable de la propagation de la maladie. Au champ, la septoriose est favorisée sur les variétés sensibles ainsi que par une date de semis précoce, une densité élevée et des conditions humides.

La septoriose a un cycle d’environ 3 semaines, quand les symptômes sont visibles il est déjà trop tard ; il est donc crucial d’observer et anticiper la progression de la septoriose.

Septoriose sur feuille de blé

 

 

Lutter contre la septoriose du blé

Pour sécuriser les rendements, le traitement fongicide contre la septoriose du blé doit être préventif. Le recours, au sein de programmes, de fongicides polyvalents comme Kantik/Kromatik/Voltaïk ou multisites comme Sesto s’avèrent indispensables pour gérer efficacement la maladie et contenir la pression de sélection des souches résistantes. Ces spécialités sont à positionner en T1 et/ou T2 de la montaison à l’épiaison pour des gains de rendements pouvant aller, en moyenne, jusqu’à 6,2 q/ha.

Découvrez nos solutions fongicides contre la septoriose :

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Lutter contre la rouille des céréales

Qu’elle soit jaune ou brune, la rouille fait partie des principales maladies fongiques des céréales. La rouille jaune, repérable par une répartition en foyers dans la parcelle, est souvent la plus nuisible. La rouille brune sévit plus particulièrement dans le sud de la France. Dans les situations à risque, le choix d’une variété de blé peu sensible reste indispensable pour préserver le rendement de la céréale. Les traitements fongicides, basés sur l’utilisation de spécialités polyvalentes associant plusieurs matières actives, sont à positionner précocement.

 

Symptôme de la rouille jaune

La rouille jaune, Puccinia stiiformis, apparait d’abord par foyers très distincts de 1 à 2 m2 au sein de la parcelle de blé tendre. Elle peut aussi se rencontrer sur d’autres céréales comme le blé dur ou le triticale. Les symptômes se présentent sous forme de petites pustules jaunes alignées et groupées en stries le long des nervures des feuilles. Un temps frais et un ciel couvert favorisent le développement de cette maladie, plus rarement présente sur les épis. La rouille jaune a un cycle très rapide et le préjudice rendement peut être très important,jusqu’à 70% !

Rouille jaune sur céréales

 

Symptômes de la rouille brune

La rouille brune, Puccinia recondita, est spécifique du blé tendre. Les symptômes apparaissent sur ou sous les feuilles, sous forme de pustules orangées, dispersées, en relief. Des halos chlorotiques peuvent également être présents autour des pustules. En cas d’attaques graves, les épis sont touchés. Contrairement à la rouille jaune, la répartition de la rouille brune est homogène dans la parcelle. Les semis précoces, un hiver doux suivi d’un printemps et d’un début chauds favorisent le développement de la maladie. 

 

Comment lutter contre les rouilles ?

Le choix d’une variété de blé peu sensible reste l’une des solutions les plus efficaces pour lutter contre les rouilles. En complément, si besoin, le programme fongicide doit se positionner très précocement, avant le démarrage de la phase exponentielle du développement de la maladie. Les spécialités Bodega Maxx et Kantik, Kromatik et Voltaïk, associant trois matières actives complémentaires, offrent un excellent niveau de performance au programme fongicide déployé sur céréales. Ces produits sont dotés de la technologie MaXX, garante d’une surface maximale de contact entre les gouttes et la feuille.

 

L’agronomie, une alliée dans la lutte contre les maladies des céréales

Si le choix d’un programme fongicide adapté reste efficace, et souvent incontournable, pour maîtriser les maladies des céréales, des solutions agronomiques peuvent également être mises en place pour préserver le rendement. Choix de variétés résistantes ou moins sensibles, adaptation de la date de semis, optimisation de la fertilisation azotée pour maitriser la densité du peuplement... Autant d’options à combiner, à tester, pour raisonner la lutte contre la septoriose et les rouilles, jaune et brune. Associer agronomie et chimie permet également de ralentir l’apparition de résistances et de préserver ainsi les solutions fongicides actuellement efficaces.

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